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Les Élixirs Floraux libèrent la mémoire émotionnelle

depression

Les différents types de mémoire émotionnelle 

Les mémoires les plus actives sont celles de la naissance, celles des blessures inscrites dans la petite enfance, ainsi que les mémoires des événements marquants, plus ou moins traumatisants de nos vies, sans compter que les mémoires transgénérationnelles sont également très longues et difficiles à éclairer. 

La mémoire même du projet de naissance de nos parents, de la gestation et de l’enfantement sont inscrites en nous lorsque nous arrivons à la vie. Chaque scénario de naissance initialise déjà un type prédominant de comportement qui se modifie et se façonne ensuite en fonction de l’éducation que nous recevons et des événements de notre vie. Les mémoires des blessures de la petite enfance peuvent encore être actives dans notre vie d’adulte et entraîner des réactions émotionnelles, ainsi que certains comportements, à notre insu. Cette mémoire émotionnelle n’est pas seulement active dans votre vie privée, elle l’est tout autant dans les situations que vous rencontrez dans votre travail.  

Les cinq blessures de la petite enfance qui empêchent d’être soi-même

La thérapeute canadienne Lise Bourbeau décrit cinq blessures qu’il peut être intéressant d’avoir en tête pour les reconnaître lorsqu’elles se manifestent à nous: 
Trahison 
Rejet 
Abandon 
Humiliation 
Injustice 

Une expérience relationnelle en collège 

Sébastien, 15 ans, élève d’une classe de troisième, vient de traverser dans son collège une expérience difficile, mais instructive. 
Au retour d’un cours d’Education Physique et Sportive, il est « collé » pour insolence à son professeur. Il juge la punition injuste, en parle au responsable des études et à ses parents. Son professeur reste sur ses positions et se fâche. L’histoire fait le tour du collège, et Sébastien, qui n’a jamais été à l’origine du moindre problème pendant sa scolarité, se referme sur lui même. 
Lors de l’entretien, Sébastien se décrit « mal dans sa peau« . Le fait de s’être répandu en paroles pour chercher du soutien à l’extérieur « lui fait maintenant honte » (Crap Apple). Il éprouve du « ressentiment envers l’injustice dont il se sent victime » (Willow) et « oscille » (Scleranthus) entre la passivité de cet état et « l’action auprès de ses délégués de classe ou du responsable des études pour obtenir justice » (Vervain). 
La prise  de ces quatre fleurs a permis en quelques jours le déblocage de la situation à la maison. Il a alors demandé de lui-même à ses parents pour l’accompagner à un rendez-vous avec le responsable des études et son professeur d’E.P.S. 

Lors de ce rendez-vous, Sébastien arrive à dire qu’il s’est senti blessé de la remarque qui lui a été faite par son professeur devant toute la classe, lors du cours d’endurance: « On dirait un handicapé physique. » Il explique que son insolence en retour (« J’aimerai bien vous y voir« ) était incontrôlable, en réaction à l’humiliation dont il s’est senti l’objet devant tous ses camarades. Mais plus que tout, ce qu’il explique est son immense déception, déception que tous les efforts qu’il a faits pour s’améliorer n’aient pas porté leurs fruits, déception de n’être tout simplement pas plus endurant dans d’autres domaines de sa vie. Facilement découragé, il confie avoir envie de laisser tomber au moindre obstacle de sa route (Gentian). 
Ce qui est intéressant dans cet exemple est que ce professeur, Anne, est venue en entretien à son tour car elle été également très marquée par cet épisode et par sa réaction personnelle « sans mesure, hors de tout contrôle » (Cherry Plum) à la phrase de Sébastien: « Je voudrais bien vous y voir ! ».  

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