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Le Laboratoire Deva, 1986 – 2016 : 30 ans d’émotions !

Philippe Deroide, Fondateur du Laboratoire en 1986, et Pascale Millier, Directrice scientifique et pédagogique en 2016.

 

Questions croisées entre Philippe Deroide, Fondateur du Laboratoire en 1986, et Pascale Millier, Directrice scientifique et pédagogique en 2016.

 

PM : Bonjour Philippe, tu as créé le Laboratoire Deva en 1986, en plein essor de la thérapie florale dans le monde, peux tu nous raconter ce qui t’a donné l’élan de le faire, pourquoi avoir choisi d’installer le Laboratoire dans le Vercors et pourquoi le nom Deva ?

« Il y a beaucoup de questions en une !

J’ai rencontré les élixirs floraux aux Etats-Unis, au début des années 80, grâce à Dominique Guillet, avec lequel je me suis associé par la suite pour créer Deva.

Les travaux de recherche de Katz et Kaminsky en Californie, de Gurudas au Colorado, m’ont passionné. J’étais alors en pleine recherche personnelle et développais un lien très fort aux forces vives de la Nature. C’est cette prise de conscience de la dimension sacrée de la Nature, et le ressenti de son don de guérison, qui m’a donné l’élan, à mon retour en France, de créer Deva. Avec mon ami Dominique Guillet, nous partagions le même intérêt pour ce système de santé et souhaitions poursuivre les recherches en France.

Dès l’automne 1986, Deva s’est installé à Autrans, dans le Vercors. D’abord parce que c’est une nature que je connais bien et que je fréquente depuis l’âge de 15 ans, très riche pour sa qualité environnementale et préservée de la pollution. Les Alpes du Vercors offrent une diversité botanique exceptionnelle puisqu’en très peu de kilomètres, on passe d’une flore alpine (Vercors Nord) à une flore méditerranéenne (Vercors Sud).

Quant au nom Deva, il s’est imposé de lui-même, intuitivement,  comme un cadeau du règne végétal. Dans les traditions orientales, le mot Deva évoque la conscience agissante qui se manifeste dans tout phénomène naturel. Certains parlent d’esprits de la nature, pour moi c’est avant tout la force d’amour qui nourrit le vivant.

PD : Dis-moi Pascale, qu’est-ce qui a bien pu amener une pharmacienne à s’intéresser autant aux élixirs floraux ?

« C’est une longue histoire, qui a commencé en 1993, lorsque j’étais enceinte de mon dernier fils. Une agression dans mon officine, en plein jour, avec tir de balle, m’a mise en état de panique, mais pas pour moi, pour mon bébé. Une amie pharmacien, Annie Guibert l’a compris et m’a conseillé Etoile de Bethléem pour m’aider à surmonter le traumatisme, et Marronnier rouge pour dépasser le souci que je me faisais pour mon bébé. Devant la rapidité avec laquelle j’ai retrouvé mon calme, je me suis interrogée sur l’efficacité des élixirs floraux. Homéopathe de cœur, je suis entrée facilement dans la compréhension de ce système de soin qui fait la part belle à l’émotion, et j’ai très vite ajouté cet outil  aux conseils que je donnais  dans mon officine. Plusieurs personnes de mon équipe se sont formées, et mon officine est très vite devenue référente pour toute la région, voire en France.

Ensuite, j’ai vendu pour me consacrer à la formation aux thérapies naturelles.

Et tu connais la suite….. Tu as souhaité vendre pour te consacrer encore plus à la recherche, et me voilà arrivée chez Deva, un rêve que je n’aurais pas osé rêver.

PM : Deva a toujours été à la pointe de la recherche sur les élixirs floraux. As-tu le sentiment que cette recherche a contribué à changer le regard des professionnels de la santé sur les fleurs de Bach ?

« Bach a laissé à sa mort un système complet à son niveau, mais il n’a pas laissé d’informations sur comment poursuivre la recherche. Dans le domaine de la Santé, toute recherche est toujours en devenir. Avec l’arrivée des élixirs floraux contemporains, les fleurs de Bach, qui étaient jusqu’alors une thérapie confidentielle, ont connu un essor planétaire. Beaucoup d’élixirs floraux contemporains s’inscrivent en complémentarité des fleurs de Bach, comme la Molène avec Aigremoine, ou le Buis avec Centaurée. La recherche contemporaine a énormément changé le regard des professionnels de la santé. J’ai eu la chance de travailler avec de nombreux professionnels de la santé très qualifiés et de faire avancer la recherche clinique avec eux : le Dr Estrangin, le Dr Dransart ou encore le Professeur Jobert, à l’hôpital de Grenoble, pour n’en citer que quelques uns. Au-delà des compétences techniques, il faut une certaine sensibilité et une grande faculté d’écoute pour prendre en charge un patient sur différents plans complémentaires.  Il est fini, le temps où  il y avait la Science d’un côté pour s’occuper du corps et la Religion de l’autre pour s’occuper de l’âme. On sait aujourd’hui qu’il faut prendre soin de l’âme pour guérir le corps. Les élixirs floraux sont un pont entre le corps et l’âme. »

 PD : Et toi Pascale, quel est ton avis sur cette question ?

« Lorsque j’ai vécu en Angleterre, juste avant le passage au 3ème millénaire, j’ai découvert un système de santé très différent de celui de la France, où les différents acteurs de la santé se réunissaient en Thérapeuticum , sorte de Comité où ils choisissaient ensemble les outils de soin les mieux adaptés à chaque personne. Les élixirs floraux sont entrés à l’hôpital parmi les thérapies alternatives naturelles au Chili, au Brésil, à Cuba ou encore au Japon. En France, même si l’on s’interroge de plus en plus fréquemment sur l’introduction des thérapies complémentaires à l’hôpital, c’est encore un peu compliqué. Mais ceux qui ont expérimenté sur eux mêmes les bienfaits des fleurs sont prêts à faire avancer les choses. Ainsi, je viens de commencer une étude sur l’accompagnement émotionnel de patients atteints de la maladie de Parkinson.  Et puis, en-dehors du champ de la santé, les élixirs floraux sont aussi un formidable outil de connaissance de soi,  pour apprendre à mieux se connaître, et donner du sens à sa vie, devenir qui on est vraiment. »

PM : Philippe, quels souhaits formules-tu aujourd’hui pour Deva, qui fête ses 30 ans ?

« Je souhaite que Deva poursuive ses recherches et son engagement, toujours dans l’esprit et le respect des fleurs et de leur message de guérison.

En faisant le lien entre la Nature et l’Homme, je souhaite que Deva garantisse la qualité de préparation à toutes les étapes, de la cueillette de la fleur à l’élixir floral, en passant par l’élixir mère.

La préparation des élixirs-mères a toujours été au cœur de mon travail et je souhaite poursuivre ce lien du cœur que j’ai avec Deva en préparant des élixirs-mères, en transmettant l’enseignement des fleurs et en poursuivant la recherche.

 PD : Et toi Pascale, quels sont tes souhaits pour les 30 ans de Deva ?

« Je souhaite que les fleurs soient accessibles au plus grand nombre, et reconnues pour leur simplicité d’utilisation et leur véritable valeur : nous aider à mieux vivre au quotidien, quels que soient les événements que la vie dépose devant nous, mais aussi nous aider à accomplir notre légende personnelle.

Je souhaite la célébration des fleurs et de Deva partout en France et dans le Monde. 

Je souhaite réussir à réunir tous les acteurs des fleurs au fil de ces 30 années, à Autrans, les 1er et 2 octobre prochains. »

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