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Fleurs de Bach et homéopathie

par Pascale Millier, Présidente directrice scientifique et pédagogique chez Deva les émotions)

Le Dr Bach a poursuivi les travaux d’Hippocrate et d’Hahnemann pour soigner le malade et non la pathologie, la cause et non les effets de la maladie : « Il ne faut pas s’attacher aux manifestations mais aux cause : ce qui apparaît de la maladie est l’ultime résultat produit dans le corps ».

 

Des principes de base similaires

L’homéopathie d’Hahnemann et les fleurs du Dr Bach ont donc de nombreux points communs. Il st d’ailleurs fréquent qu’une confusion s’installe entre ces deux pratiques, entretenue par le fait que tous les remèdes homéopathiques et toutes les fleurs de Bach sont inscrits à la pharmacopée homéopathique anglaise.
Le principe de médecine de la personne unique a amené Bach, comme Hahnemann précédemment, à édicter des règles pour l’entretien avec les malades, favoriser le récit spontané, faire spécifier les points jugés importants sans que les questions soient conçue de manière à dicter la réponse ou que le malade ne puisse répondre que par oui ou par non. Ces règles sont aujourd’hui dispensées dans le monde entier dans les stages de formation organisés pour les conseillés en fleurs de Bach. Il a également développé le concept d’harmonie et d’équilibre vital :

 

« La science tend à montrer que la vie est harmonie – un état d’être en accord – et que la maladie est synonyme de désaccord ou d’une condition dans laquelle tout ne vibre pas à l’unisson. »

 

Cette théorie reprend le principe d’unité d’Hippocrate, et de dynamis d’Hahnemann. Pour lui, les gens sont malades en premier lieu parce qu’il ont perdu le contact avec ce qu’ils sont en profondeur, parce qu’il ne sont plus en relation harmonieuse avec les autres ou que les différentes parties d’eux-mêmes ne sont plus en relation entre elles, rompant ainsi le principe d’unité et d’harmonie.

Quelques divergences

Malgré ces ressemblances, des différences existent entre les fleurs de Bach et l’homéopathie.
Tout d’abord, les méthodes de préparation des remèdes diffèrent. Si, au début, il prépare ses remèdes floraux selon la méthode homéopathique, Bach fait ensuite évoluer ce mode de préparation. Grâce à des observations réalisées dans la nature (la rosée, sous l’action du soleil, condense les propriétés de chaque fleur), il a abandonné la méthode homéopathique pour la remplacer par la méthode finale de solarisation :
« La terre pour nourrir la plante, l’aire pour l’entretenir, le soleil ou le feu pour lui permettre d’assimiler son énergie, l’eau pour la recueillir et être enrichie par sa bienfaisante énergie magnétique curative »
Les résultats immédiats dans la totalité des effets qu’il en a attendu lui ont permis de valider son hypothèse, comme si les fleur savaient porter l’information concrète d’un retour possible à l’équilibre physiologique, après le retour préalable de l’équilibre émotionnel. Toutefois, en particulier pour les fleurs d’arbres, Bach a utilisé la méthode plus connue de l’ébullition. Dans les deux cas, la prépartion des essences mères se fait à partir des fleurs fraîchement cueillies, d’eau et de brandy (alcool de fruit naturel qui joue le rôle de conservateur). L’essence-mère est ensuite diluée, à raison de deux gouttes de solution mère dans 30cc de brandy dilué a 27% pour obtenir l’élixir floral final.
La typologie de chacune des deux méthodes n’est pas la même : celle d’Hahnemann repose sur les notions complexes de constitution, de diathèse et de tempérament, tandis que Bach décrit simplement douze type de personnalité.
Enfin, si l’homéopathie est complexe, faisant appel à des milliers de souches de diverses origines : végétale, minérale ou animale, les fleurs de Bach sont uniquement au nombre de 38, auquel il faut ajouter un complexe de cinq fleurs qu’il a nommé rescue. A l’achèvement de ses recherches, à la fin de l’été 1935, Bach a d’ailleurs clairement signifié que les 38 fleurs constituaient un système complet, représentant la totalité des états émotionnels, mentaux et comportementaux pour tout humain vivant sur terre, quels que soient son continent, sa latitude, sa civilisation et son époque, d’autant plus que sa simplicité « permettait de l’employer chez soi ». La plus grande spécificité des fleurs de Bach demeure la simplicité. Voulue simple par ce médecin anglais, cette méthode accessible redonne à chacun sa responsabilité et son autonomie dans sa capacité a prendre soin de lui-même.

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